Édito : Selon mon intime conviction…

Ça y est, je l’ai fait. Si, si, je vous jure, j’voulais pas parce que je suis plus underground que ça. Et puis je suis une vraie journaliste qui s’intéresse à des sujets « sérieux ». Excusez du peu… Bon, L’amour est dans le pré, j’avoue, j’avais déjà regardé mais bon j’ai des excuses, mes racines paysannes. Et puis Je suis un peu écolo quand même. La nature, le grand air… Je l’ai fait, j’ai regardé Une ambition intime…, l’émission de Karine Le Marchand. Vraiment, le plus grave c’est pas qu’elle ait « dragué » Marine Le Pen. Mais la voir la défendre face à Patrick Cohen comme on défend une relation inavouable à la table familiale commençait à m’interloquer… Normal, une Noire qui défend une facho attaquée par un juif, on se croirait dans un sketch de Nicolas Bedos… En sait-on plus sur les politiques quand on sait s’ils sont slip kangourou ou caleçon long ? Des décennies que les femmes journalistes tentent de […]

Laurence la féministe face à la ministre Rossignol

Est-ce la féministe en elle qui a cultivé une certaine effronterie que l’on n’attend pas d’une ministre ou son irrévérence naturelle qui la poussa jadis dans les bras musclés du MLF ? L’histoire ne le dit pas. Après deux années dans les rangs du gouvernement dont une en tant que ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol reste cash. Juste une thermos de thé entre nous… Entretien. Quel regard portez-vous sur votre parcours ? Vous êtes féministe mais toutes les féministes ne seront pas ministre des Droits des femmes ? Je n’avais jamais réellement envisagé d’être ministre des Droits des femmes. Cela me paraissait assez irréaliste. Je n’ai pas travaillé pour être ministre des droits des femmes. Cependant, tout ce que j’ai fait dans ma vie politique et militante, je l’ai fait en féministe. Le féminisme n’a jamais été un secteur de l’activité politique, mais une grille de lecture qui s’applique à tout ce que j’accompli. Je me suis occupée […]

Femmes de la Commune

Au petit matin du 18 mars 1871, la butte Montmartre à Paris est en effervescence. Les soldats de Thiers sont là ! Ils tentent de s’emparer des canons que les parisiens ont achetés par souscription populaire pour défendre la capitale contre les armées prussiennes. Le peuple de Paris refuse ces conditions. Il veut se battre. Aux avant-postes se trouvent les femmes. Dès le premier jour de l’insurrection, les femmes de Montmartre, tôt levées, sont alertées par le bruit des militaires. Elles entourent les canons, les protègent, interpellent les soldats : « C’est indigne ce que vous faites là… » Lissagaray, auteur en 1873 d’une Histoire de la Commune, rend compte de l’attitude des femmes, il écrit : « Elles n’attendent pas les hommes, elles ont eu double ration de misère. » Des groupes arrivent de tous côtés sur la Butte. Par trois fois leur général, Claude Lecomte, leur donne l’ordre de tirer. Le sergent Verdaguer, qui sera fusillé par les Versaillais après la Commune, lève le premier sa […]