Édito : En direct du Conseil d’insécurité des Nations unies…

“Pas une seule personne n’a été traduite en justice pour esclavage sexuel”, Nadia Murad, survivante yézidie qui a dénoncé les violences de l’État islamique sur son peuple, Prix Nobel de la paix. « Qu’attend la communauté internationale pour rendre justice aux victimes ? », Denis Mukwege, médecin, Prix Nobel de la paix. Le 23 avril dernier, Nadia Murad, survivante yézidie qui dénonce inlassablement les violences de l’État islamique sur son peuple, et Denis Mukwege, célèbre médecin qui prend en charge des survivantes de viols au Congo, tous deux Prix Nobel de la paix en 2018, ont dénoncé l’impunité dont bénéficient les auteurs de violences sexuelles en temps de conflit. Ils étaient invités à s’exprimer devant le Conseil de sécurité de l’ONU, actuellement présidé par l’Allemagne, qui proposait une résolution “courageuse” sur cette question. Devant le risque de veto des USA, la résolution a été vidée de tout son sens et notamment de toute terminologie faisant état de la santé relative aux « droits sexuels et reproductifs ». […]

Sport féminin : les Français.e.s en veulent plus

Pour la première fois, la France va accueillir une Coupe du monde féminine de football en juin prochain. Le succès populaire est attendu, tout comme les exploits des coéquipières d’Amandine Henry. Et après ? Cet événement majeur pourra-t-il participer à augmenter la visibilité du sport pratiqué par des femmes ? On le répète souvent : pour exister sur le plan médiatique, les athlètes féminines sont condamnées à enchaîner les exploits. Le sport pratiqué par des femmes ne représente que 17 % de l’offre sportive globale. Alors, seules les prouesses sont les bienvenues. Un contexte qui colle une sacrée pression aux Bleues. Au-delà de leur parcours sur ce Mondial, le développement de leur discipline pèse sur leurs épaules. Sandrine Dusang, ex-internationale tricolore et journaliste pour le site spécialisé Foot d’Elles, donne son avis sur la question : « Je ne crois pas que le football pratiqué par des femmes sombrera dans l’anonymat si les Françaises venaient à échouer, considère-t-elle. Plutôt que l’on retombera dans quelque chose de plus […]

GPA, éthique ou marchandisation ? La pomme de discorde

Gestation pour autrui ? Ce que l’on prend, ce que l’on donne La GPA est une question très ancienne. Déjà Abraham, patriarche des trois religions monothéistes, se lamente de ne pas pouvoir concevoir d’enfant avec son épouse Sarah. Elle propose alors à Abraham de faire un enfant avec sa servante Agar, qui donne naissance à Ismaël. Une grossesse pour Abraham, pour qu’il ait un enfant, est rendue possible seulement parce qu’il dispose du pouvoir symbolique et financier d’obtenir cet enfant. Le consentement de la servante Agar est-il possible ? Marie ne porta-t-elle pas l’enfant pour Dieu, pour les « Hommes », sans même donner son avis, inscrivant de fait la gestation pour autrui dans notre inconscient collectif comme une possibilité. L’histoire se décline à travers les siècles avec plus ou moins de mystère. Comment devenir parent quand on ne peut pas faire un enfant ? Pour des raisons économiques, notamment liées à l’héritage, sociales ou affectives, avoir (ou pas) une descendance cristallise des enjeux intemporels. La gestation pour autrui, […]

Édito : Du “cul” et rien d’autre…

En rentrant chez moi, un soir de février à quelques jours du 8 mars, qui, je le rappelle pour les durs d’oreilles, est la Journée internationale des droits des femmes, je « tombe », trônant sur le panneau publicitaire d’un abri de bus, sur la dernière campagne de la marque Le temps des cerises, intitulée « Liberté, égalité, beau fessier » présentant les fesses d’une femme dans un jean de la marque. Même le 8 mars, rien ne nous abrite du sexisme le plus crasse. C’est vrai que ce n’est pas comme si nous avions vécu une année de débats et d’actions après l’affaire Weinstein dénonçant l’impunité des agresseurs sexuels. Ce n’est pas comme si, depuis des années, nous nous époumonions à expliquer que les violences faites aux femmes sont un continuum qui s’épanouit dans la culture du viol, prend racine dans l’hypersexualisation des femmes et des filles en général, et parfois même des fillettes. Plus ça change, plus c’est la même chose. Finalement, on […]

Femmes, être, vivre, en mouvement

En Saône-et-Loire, dans une région fragilisée par la désindustrialisation, le mouvement Gilets jaunes est venu s’imposer comme une alternative crédible, nourrie par un instinct de survie face à une situation d’inertie meurtrière de plusieurs décennies. Rencontre avec ces femmes Gilets jaunes. Alors que Paris est marquée depuis douze semaines par les violences de part et d’autre et que chaque samedi tombe comme un couperet dans la vie de la capitale, nous décidons de partir à la rencontre des femmes gilets jaunes autour de Montceau-les-Mines. Ici, le beau temps s’est arrêté avec la fermeture des mines. Elle fut suivie de près par celle des grandes fabriques, signant la fin d’un des bassins d’emplois parmi les plus importants de la région. À la rencontre de ces femmes Evelyne Rogowicz, militante de l’association Femmes solidaires, veut nous faire rencontrer ces femmes dont tous les médias parlent sans vraiment les écouter. Evelyne n’est pas directement engagée dans le mouvement Gilets jaunes, mais tout ce qui constitue le quotidien de ces […]

Danser Pina

Durant près de quarante ans, Pina Bausch, créatrice ardente et délicate a uni, réuni, des publics et surtout des danseurs et danseuses ; vingt-quatre d’entre eux témoignent dans ce très beau livre Danser Pina. Sa chorégraphie ondoyante dans le film d’Almodovar Parle avec elle, avait ému et conquis des millions de spectateurs, rejoignant ainsi les publics admiratifs et fidèles que Pina Bausch avait séduits par le chamboulement génial des codes chorégraphiques. Marie Nimier avait écrit le roman Anatomie d’un choeur au cours duquel des individualités si différentes et parfois dissonantes parvenaient, par une passion commune pour la musique, à créer une oeuvre harmonieuse et bouleversante. Il est ici question de chorégraphie, de processus créatif, de mémoire commune. Rosita Boisseau, animatrice pendant treize ans de l’émission Spécial danse sur France Culture, rassemble vingt-quatre danseurs et danseuses de la compagnie créée par Pina Bausch, le Tanztheater Wuppertal, qui disent leurs émotions, leurs parcours, les épreuves, les enthousiasmes, leur engagement artistique. Les vingt-quatre récits, à la fois intimes et intenses, […]

Édito : L’honneur de la France

Le 11 novembre 2018, la France rendait hommage aux soldats de la Grande guerre. Quelle n’a pas été ma surprise en découvrant à la une d’un célèbre magazine vantant « le poids des mots et le choc des photos » que le dictateur Ismaïl Omar Guelleh, IOG, Président de Djibouti, figurait en bonne place sur la photo de famille. Au nom de quoi ? Certainement de nos arrangements pour maintenir une base aérienne dans la corne de l’Afrique. Il n’a pas été publié une photo de cette cérémonie où le Président djiboutien ne figure dans la perspective du Président Emmanuel Macron. Pour le coup, le choc fut rude car le symbole meurtrier. Alors que le gouvernement français, pour des raisons d’État, n’a jamais voulu tendre la main aux dix femmes djiboutiennes en grève de la faim dans les locaux de l’association Femmes solidaires en avril 2016, les plus hautes instances de l’État s’affichent avec leur bourreau. Ces femmes afars, membres d’une minorité considérée comme opposante […]

La liberté n’est ni occidentale ni orientale, elle est universelle

En ce début d’année 2019, quarante ans après la Révolution islamique iranienne, l’écrivaine Chahla Chafiq publie un livre intitulé Le rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir. L’histoire n’est pas, en réalité, un éternel recommencement. Elle s’inscrit dans une continuité, aussi mathématique que les chiffres, telle une suite logique. En tant que démocrate, féministe, je me suis souvent sentie gênée vis-à-vis des exilées, notamment mon amie Chahla Chafiq ou mes amies algériennes, fuyant les violences de leur pays, s’accrochant à l’espoir d’une laïcité universelle en France au prix de déchirements psychologiques et affectifs d’une grande violence. Comment pourrait-elle nous pardonner ce sabordage démocratique auquel nous assistons ? Comment accepter de les voir revivre toujours le même scenario, un mauvais remake ? Comment la banalisation de l’islamisme a-t-elle pu opérer en France et comment la gauche peut-elle être aussi complaisante avec l’islam politique après avoir été aussi anticléricale avec l’église catholique ? C’est dans ce livre pédagogique et rigoureux où Chahla Chafiq la sociologue et Chahla Chafiq l’écrivaine […]

Le courage des filles afars

Aïcha Dabalé, féministe franco-djiboutienne afar, est investie depuis l’âge de dix-sept ans pour les droits des femmes. Sabine Salmon, présidente nationale de Femmes solidaires, porte la voix de son mouvement qui accompagne les femmes afars depuis treize ans. Yvette Barilleau, architecte retraitée, est engagée depuis de longues années dans cette association féministe et coordinatrice de ses projets en Éthiopie. Entretien croisé sur le projet Kimbidalé avec des femmes « battantes » de France et d’Éthiopie. Le début d’une aventure incroyable… Aïcha D. : Il y a une vingtaine d’années, j’ai appris qu’il y avait des femmes qui menaient des actions contre les pratiques ancestrales d’excision et d’infibulation en pays Afar d’Éthiopie, d’où je suis originaire. Depuis l’âge de dix-sept ans, je me battais moi-même contre ces pratiques. J’ai rencontré ces femmes, Madina et Halima, de l’association Karrera, aujourd’hui Gamissa. Elles souhaitaient faire porter leurs voix au-delà des frontières et toucher une ONG qui aurait pu les aider. Je militais moi-même en France à Femmes solidaires qui luttait […]

Édito : Centenaire 14/18 mortes pour qui ?

Il y a cent ans, l’armistice de la première guerre mondiale était signé le 11 novembre 1918 à Rethondes. Comme tous les grands moments de l’Histoire, celui-ci s’est écrit en rendant invisibles les femmes. Et pourtant… À y regarder de plus près, elles n’ont pas été absentes, ni sur le front, ni sur les départements de l’arrière, ni dans leurs villes, ni dans les campagnes. Que n’a-t-on raconté sur les femmes et la guerre de 14 ? On aime à expliquer que la guerre a marqué le début du travail des femmes, ce qui est faux. Les femmes travaillaient déjà et depuis toujours notamment dans les champs, les fermes, les entreprises et usines familiales. Il a juste été (enfin) obligatoire de les payer pour occuper les places laissées vacantes par leurs maris, leurs frères, leurs fils, en plus du travail quotidien qu’elles ont continué d’effectuer. Alors que le 7 août 1914, René Viviani, Président du Conseil, appelait les femmes à se mobiliser pour maintenir la […]

Marceline Loridan-Ivens – La braise au milieu des cendres

Il aura fallu cinquante ans à Marceline Loridan-Ivens pour revenir physiquement à Auschwitz, elle qui n’a cessé d’y revenir chaque jour, chaque nuit. Pourtant femme d’image, elle se consacrait à l’écriture depuis quinze ans. Sous la plume, la mémoire revenait par bribes. Elle s’est éteinte à quatre-vingt-dix ans. « Je ne suis pas une déportée, je suis une survivante. Je n’étais pas destinée à revenir. » En octobre 1991, à l’occasion d’un festival de cinéma en Pologne, Marceline Loridan-Ivens revient à Auschwitz. « Une fois dans mon bloc […], j’ai pris une échelle, je suis montée dans ma coya, celle du haut. 1,90 m de large sur 1,80 m de long, cinq à six personnes par coya. J’ai enlevé mon manteau et je me suis mise comme nous étions. Même pas à plat dos, en chien de fusil. Et là, j’ai eu le sentiment d’être un rat. Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi. […] Peut-être que j’aurais pu y rester des jours. […]

Le savoir des sorcières

Pharmaciennes, guérisseuses, docteures populaires… Les mystérieuses sorcières sont avant tout des femmes savantes, partageant leurs savoirs avec d’autres femmes et soignant chacun.e sans distinction de moyens. Persécutées par le patriarcat, torturées et tuées, leurs descendantes, elles, sont pourtant bien présentes ! Le mot « sorcière » signifie étymologiquement « diseuse de sort » (sortiarus en latin). Sous ce vocable, elle apparaît comme détentrice de pouvoirs magiques et de ce fait dangereuse car elle empiète sur les champs temporel et spirituel du patriarcat. La sorcière est donc poursuivie, brûlée en place publique en Europe du XVe au XVIIIe siècle pour alliance avec le diable par les inquisiteurs de l’Église catholique alors toute-puissante. Pourtant, la sorcière de village d’autrefois est tout à la fois herboriste, jeteuse de sort, interprète des rêves, guérisseuse, sage-femme et psychologue. Alors que seules les saignées sont à l’ordre du jour des hommes de la médecine orthodoxe, la sorcière, seule ressource pour les pauvres gens dans les endroits reculés des villages, propose des breuvages […]

Édito : Faire le deuil de qui nous étions

Sans ironie aucune en se remémorant ces oeuvres, ces artistes, en revisitant ces rendez-vous télévisuels qui ont produit du rêve et nous ont souvent aussi procuré du plaisir, donné l’envie d’avancer dans la vie, je me rends compte après une année de libération de la parole dans le milieu artistique qu’il nous faut faire le deuil d’une partie de notre enfance et de notre adolescence. La tumeur est énorme. Les exemples sont infinis de programmes, de chanteurs, d’acteurs, de chefs d’oeuvre du cinéma qui furent les théâtres de violences faites aux femmes ou qui véhiculèrent les idées les plus phallocrates ou tout simplement la haine des femmes. Comment faire l’impasse sur ces posters de David Hamilton accrochés dans nos chambres d’adolescent.e.s, ces séquences du Cocoricocoboy avec ses playmates et son gong noir tout droit sorti des colonies, l’adipeux Benny Hill harcelant sexuellement toutes les filles qu’il croisait, même celles qui avaient l’air d’être sa petite-fille, combien de shows des Carpentier (et si…) avec des potiches et des jeunes chanteurs à la moustache 70, de Sardou, de […]

La culture du viol, sous le soleil exactement

Ces cartes postales vous les connaissez toutes et tous, images sexy pour certain.e.s ou objets sexistes pour d’autres, elles sont en vente dans la plupart des magasins de souvenirs et des librairies des zones touristiques. Femmes solidaires est à l’initiative d’une campagne estivale dénonçant la vente de ces cartes postales. Difficile de les trouver à Paris ou Lyon où elles sont quasi inexistantes. Elles pullulent toutefois dans les villes de Bretagne et des Bouches-du-Rhône, même les plus chics. Cet été, l’association Femmes solidaires, présente dans 190 villes de France, a lancé une campagne nationale pour dénoncer l’impression et la vente de cartes postales sexistes, souvent grossophobes et parfois même racistes. Selon l’association féministe d’éducation populaire, « elles concourent à la “culture du viol” qui impose une image dégradante des femmes, et participent à légitimer et banaliser les violences faites aux femmes ». Ces cartes postales sont disponibles, étalées à la vue de tous et toutes. Elles peuvent être vendues, y compris les plus explicites, quel que soit l’âge […]

Ceija Stojka – La mémoire dans la peinture

Ceija Stojka, rom autrichienne, a été déportée et devient artiste peintre après son retour des camps. Son oeuvre, marquée par le traumatisme de l’expérience concentrationnaire, est un témoignage de l’horreur de celle-ci et de la résilience. Deux expositions, deux ouvrages et un documentaire l’ont mise à l’honneur en 2018. 2018 aura été l’année Ceija Stojka. La Maison rouge a en effet accueilli au printemps dernier une première exposition de l’oeuvre de l’artiste rom autrichienne avec près de cent-cinquante de ses peintures ou dessins rassemblés. Un hommage à la hauteur de la vie hors du commun de l’artiste encore méconnue. Ceika Stojka est née en 1933. Déportée à l’âge de dix ans avec sa mère, ses frères et soeurs, elle survit à trois camps de concentration (Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen). Elle est libérée en 1944. L’art et la mémoire La mémoire de la déportation est un chemin qui la mène, quarante ans plus tard, à raconter par l’écriture poétique ce qu’elle a subi. Ses poèmes sont pour la première […]

Édito : La même source…

Au moment de jeter ce dernier coup d’oeil sur votre magazine alors qu’il n’existe pas encore au-delà du virtuel sur mon écran d’ordinateur, je me rends compte que vous y découvrirez cet été, une fois de plus, le pire mais aussi le meilleur. C’est une exigence de l’équipe de tenir les deux en équilibre. Le monde dans lequel nous vivons continue de nous meurtrir mais il enfante chaque matin le meilleur de lui-même, une génération de jeunes gens, garçons et filles, qui abordent leur vie avec un nouveau regard, de nouvelles envies. Que de temps parcouru depuis le procès des violeurs d’Anne Tonglet et de sa compagne Araceli Castellano défendues par Gisèle Halimi. L’affaire, jugée en 1978, avait contribué à requalifier le viol en tant que crime et non plus comme délit. Difficile d’accepter qu’aujourd’hui des milliers de jeunes filles continuent de se battre pour « prouver » leur non consentement lors du viol qu’elles ont subi. Mais un vent d’espoir pourrait bien tourner les pages […]

Jeux antisexistes – Visons la lune

Lancer des jeux pour dépasser les idées reçues, un mémo, un jeu de 7 familles, une bataille féministe… une idée géniale mais il fallait y penser. Héloïse Pierre, mathématicienne, lance The Moon Project. Ce n’est pas juste montrer ou dire mais expérimenter, permettre aux enfants de jouer, faire et défaire, interroger et partager, rire et s’amuser avec des jeux inspirants. Héloïse, qui êtes-vous ? Je suis mathématicienne de formation, et donc évidemment très intéressée par l’apprentissage des mathématiques ! Il y a quatre ans, j’ai monté ma société de jeux de société pour aider les enfants à comprendre les mathématiques différemment. Elle s’appelle Topla. Je donnais beaucoup de cours de maths à des lycéen.e.s et je me suis rendu compte que tous mes élèves avaient les mêmes types de problèmes en maths : ne pas comprendre l’utilité, trouver ça trop dur et abstrait. J’ai donc eu envie de montrer aux enfants dès le plus jeune âge que les maths sont belles, concrètes et super sympas. […]

PMA : liberté, égalité, sororité

En juin 2017, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) publiait un avis favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Un an plus tard, la PMA pourrait être détachée de la révision de la loi sur la bioéthique prévue pour 2019 et faire l’objet d’un projet de loi déposé d’ici la fin de l’année. La PMA, procréation médicalement assistée (également connue sous le nom d’assistance médicale à la procréation), regroupe l’ensemble des techniques médicales visant à répondre à une ou des infertilités. Ces techniques incluent la conception in vitro, le transfert d’embryon et l’insémination artificielle. Depuis 1994, elle est autorisée en France pour les couples hétérosexuels mariés ou en concubinage depuis au moins deux ans, en situation d’infertilité médicalement constatée. Ce diagnostic permet au médecin, après sa confirmation par des tests chimiques et biologiques, d’orienter les patients vers une procédure de PMA. Une question d’égalité Les femmes seules et/ou homosexuelles sont, de fait, interdites d’accès à la PMA en France. Si la légitimité […]